Journée internationale des droits de la femme

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La Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du 20ᵉ siècle en Europe et aux États-Unis. Elles réclamaient l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Cette journée a été officialisée par l’Organisation des Nations unies en 1977.

Chaque 8 mars, nous célébrons les avancées obtenues grâce à leur courage et à leur détermination, tout en rappelant que l’égalité entre les femmes et les hommes demeure un engagement quotidien.

À Saint-Jeannet, cette journée est l’occasion de mettre à l’honneur celles qui, par leur parcours, leur énergie et leur engagement, contribuent à faire vivre et rayonner notre village.


8 femmes, 8 parcours, 8 engagements

À travers cette initiative, la commune de Saint-Jeannet dresse le portrait de huit femmes du village. Huit histoires singulières, huit chemins de vie différents, mais une même volonté d’agir, de transmettre et de construire.

Viviane Romance

Viviane Romance (née Pauline Arlette Charpiot en 1912 à Roubaix – morte en 1991 à Nice) est une actrice française emblématique, surtout connue comme la vamp du cinéma français des années 1930 et 1940.

Après une carrière riche au théâtre, au music-hall et au cinéma – où elle tourne dans de nombreux films marquants et incarne des rôles de femmes fatales – elle traverse des difficultés financières dans les années 1950, qui l’amènent à vendre une grande partie de ses biens.

Dans les années 1960, Viviane Romance fait l’acquisition des ruines du château de La Gaude. À l’époque, il n’est plus qu’un amas de murs effondrés, laissé à l’abandon depuis un siècle. Elle se passionne pour ce site historique et entame un ambitieux projet de restauration, consacrant temps, énergie et ressources à rebâtir l’édifice sur ses fondations médiévales. Malgré ses efforts, le projet ne sera pas entièrement mené à terme pour des raisons financières, mais une partie de la reconstruction est déjà bien avancée grâce à son travail.

Le château rénové devient sa résidence et elle y vit retirée pendant de nombreuses années, jusqu’à sa mort. Ses cendres ont été dispersées dans le parc du château, symbole de son attachement au lieu.

Rose Bereau

Rose arrive en France depuis la Calabre en 1960, à l’âge de quatre ans, avec ses parents et ses six frères et sœurs. Ses parents, agriculteurs — le père aussi maçon — travaillent d’abord à La Baronne, dans les vergers de mandariniers, avant de s’ancrer à Saint-Jeannet.

Elle ne parle pas français, mais l’école devient très vite une terre d’accueil. Dans ce village, encore façonné par l’agriculture, Rose apprend la langue, les usages, et peu à peu, l’appartenance.

Adolescente, grâce à Monsieur Rasse, qui a tant œuvré pour les enfants du village, elle s’ouvre à la vie collective : la chorale, le scoutisme, le comité des fêtes. Ces lieux de partage deviennent des refuges, des espaces où se tissent les liens et se transmettent les traditions. Elle étudie à Grasse, puis travaille quelques années à la Télémécanique. Elle demande la naturalisation française pour accéder à des postes administratifs qui lui étaient jusqu’alors refusés, mais c’est le désir de servir les autres qui l’emporte : Rose choisit le soin et part se former comme infirmière à Toulouse.

Après ses études, Paris l’accueille. Dans le quotidien de l’hôpital, elle rencontre Robert, brancardier, compagnon de route et futur mari. Ensemble, ils reviennent à Saint-Jeannet en 1981. Rose retrouve alors ce qui l’anime depuis l’enfance : le chant, la fête, la mémoire collective. La chorale les rassemble, la Fête de la musique aussi, et en 1990 naît Capodastre, un groupe dédié aux chants traditionnels, ceux qui n’appartiennent à personne et à tous à la fois.

En 1993, « Canten Nouve » fait résonner Noël au cœur du village. Année après année, les voix rapprochent les habitants, jusqu’en 2019. Autour de cette aventure, Rose s’engage sans relâche : comité des fêtes, club de pétanque, jardins et ruchers des Baous. Héritière des chants, des danses et des saveurs de la Calabre, elle choisit aussi de faire siennes les traditions de Saint-Jeannet.

Rose est de celles qui veillent, résistante joyeuse, elle fait de la tradition un lien vivant, une manière d’être ensemble et de transmettre.

Amy Blake

Née au Texas, diplômée d’un Bachelor et d’un Master of Vocal Performance de la Texas Tech University, Amy Christianna Blake vit aujourd’hui sur la Côte d’Azur. Elle a participé aux masterclasses de Michel Piquemal (mélodie française), Dalton Baldwin, Renata Scotto, Elly Ameling, Cheryl Studer, Elizabeth Vidal, Jane Highfield et Philip Thomas.

Sa grande musicalité lui permet d’aborder tous les genres : lyrique, oratorio, récital et création de musique contemporaine. Elle a interprété de nombreux rôles d’opéra, dont la Comtesse dans Les Noces de Figaro, Donna Anna dans Don Giovanni, Thaïs de Massenet, Louise de Charpentier et Elena dans Paride ed Elena de Gluck, ainsi que des rôles d’oratorio en soliste, parmi lesquels le Messie de Händel, la Grande Messe en ut de Mozart, le Te Deum de Dvořák et la Messe en si mineur de Bach.

En 2020, elle crée OK Chorale avec son mari Georges et deux amis. Cette chorale, qu’elle dirige comme cheffe de chœur, compte actuellement 30 membres. Amy se régale à proposer des cours de voix collectifs, à préparer de grandes et petites œuvres et à chanter dans des maisons de retraite, des écoles et des cliniques, où la musique peut apporter du plaisir, créer et renforcer le lien social, le contact humain et augmenter le bien-être des chanteurs comme des personnes qui reçoivent ces moments musicaux.

Actuellement, Amy se forme pour explorer les concerts et « expériences sonores », où elle partage la musique, les sons et sa voix dans un objectif d’amélioration de la santé et du bien-être.

Pari Ravan

Pari Ravan, artiste sculptrice internationale, et Dr. med. Parwin Lenhard, psychiatre, neurologue, psychanalyste et pilote professionnelle, est née à Abadan (Iran) dans une famille cultivée : un père avocat et une mère de la noblesse. Formée initialement comme institutrice, elle grandit dans un environnement où culture et savoir occupent une place centrale.

Après un baccalauréat avec mention très bien, elle étudie aux Beaux-Arts de Téhéran puis s’installe en Allemagne pour suivre des études de médecine et d’art à Mayence.

Elle devient Docteur en médecine à 24 ans et demi, se spécialise en psychiatrie, et intervient comme experte judiciaire pour des affaires liées aux abus du régime nazi, notamment les stérilisations forcées.

Parallèlement, elle publie avec son mari, Dr. med. Günter Lenhard, l’ouvrage Sterilisation, ja oder nein?, vendu à plus de 20 000 exemplaires et présenté à la télévision. Passionnée par l’aviation, elle obtient son ATPL et transporte passagers et patients à travers l’Europe.

En 1976, elle fonde son cabinet médical à Cologne et crée la galerie-atelier Kunst – Psyche, où elle enseigne peinture et sculpture et soutient de jeunes artistes. Après une crise cardiaque en 1988, elle choisit de consacrer sa vie à l’art et s’installe à Saint-Jeannet.

Profondément engagée culturellement et humainement, notamment pour les enfants, elle reçoit en 2010 la médaille d’or du mérite et du dévouement français. Aujourd’hui, ses œuvres sont présentes dans plus de treize musées internationaux et dans de nombreux espaces publics en France et en Allemagne.

Isabelle Deloraine

 » Saint-Jeannet est mon village de cœur depuis 30 ans, pour sa qualité de vie et ses grands espaces naturels. Cependant, j’ai vraiment découvert notre commune et ses atouts en étant Conseillère Municipale (2015‑2020).

Médecin de formation, j’ai travaillé 20 ans en clinique, pour le bien-être, la sécurité et la satisfaction des patients, dans le cadre d’une démarche qualité et gestion des risques. Une fois la retraite venue, passionnée de jardins, j’ai souhaité continuer à prendre soin… de la nature et de l’humain.

La participation citoyenne dans les Comités Consultatifs m’a permis de continuer à m’investir pour la collectivité. En tant que référente de quartier, je veille à faire remonter les informations et besoins du Peyron.

Par le projet « J’aime mon quartier, j’agis ! », mon objectif était de végétaliser et aménager le quartier urbanisé du Peyron, pour favoriser la biodiversité et le rendre accueillant pour ses habitants et visiteurs.

Grâce à une subvention de la Métropole Nice Côte d’Azur (Appel à projet Antoine Risso) et avec le soutien de la Municipalité de Saint-Jeannet, j’ai pu réaliser en 2024 des plantations : 7 arbres, plus de 50 arbustes et 80 plantes vivaces à fleurs. Une boîte à livres, installée il y a 4 ans, touche un public régulier. Un composteur pédagogique, des nichoirs, des abris pour la petite faune sauvage et une signalétique pédagogique complètent l’aménagement.

C’est un plaisir de voir mon quartier vivre, et les plantes pousser et fleurir au fil des saisons. Cet espace de nature au Peyron est maintenant inscrit en tant que « Refuge LPO » auprès de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. »

Thérèse Arnaudon

Assistante médicale en ophtalmologie

Mariée, mère et grand-mère de trois enfants, de six petits-enfants et d’un arrière-petit-fils.

Retraitée à Saint-Jeannet depuis 1997.

« J’ai consacré une partie de cette retraite à l’entretien et à la restauration de la chapelle San Pèire de Saint-Jeannet, en créant en 2008 une association pour la sauvegarde de ce monument du XIᵉ siècle, aidée et soutenue par le conseil d’administration et les adhérents durant 18 ans.

Des fêtes, des repas champêtres, des lotos, des dons et des subventions nous ont permis, en 2025, de participer aux études et aux travaux de restauration et d’archéologie.

Pour la plus grande fierté des Saint-Jeannois, elle fait partie du patrimoine le plus ancien de notre commune. »

Rose-Marie Joulian

C’est sous le soleil de Saint-Jeannet que grandit Rose-Marie. On devrait dire Rosette ou Nini, la fille du garagiste du village, Marcel Allary, et de son épouse Sabine, exploitante agricole et productrice de raisin.

À 17 ans, un poste à mi-temps se crée à la mairie, et c’est ainsi qu’elle entre au service de la commune. C’est auprès de Léon Isnard qu’elle apprend les bases du métier. La commune grandissant, elle se retrouve en tandem avec Alice Lafleur.

Impliquée dans son travail, elle accompagne les personnes âgées dans la rédaction de leurs courriers administratifs ou dans leurs déclarations de revenus, ainsi que les familles dans leurs démarches, toujours à domicile en dehors des heures de bureau, sans jamais opposer de refus.

Au fil du temps, elle gravite les échelons, avec l’arrivée de Josette Clipet et de Vivianne dans les services.

Par sa pugnacité, elle obtient le plus haut poste administratif, tout en continuant l’accompagnement personnalisé à l’extérieur et les visites gratuites à domicile.

Servir est resté son maître-mot, et c’est au bout de 40 ans de bons et loyaux services qu’elle part à la retraite.

Elle réside actuellement à Saint-Martin-du-Var, mais Rosette Joulian vient régulièrement avec plaisir à Saint-Jeannet, chez sa fille et sa famille.

Margaux Octobon

Margaux est née à Nice le 20 mai 1998. Elle a grandi à Saint-Jeannet, inscrivant son parcours dans la continuité de nombreuses générations de sa famille, profondément attachée à ce village. Ce territoire, qui occupe une place centrale dans son histoire personnelle, a naturellement orienté ses choix de vie et de carrière.

À l’issue de ses études, Margaux fait le choix de mettre ses compétences au service de ce lieu qui lui est cher. Titulaire d’un BTS Tourisme, d’une licence en protection et valorisation du patrimoine culturel et historique, puis d’un master en événementiel et ingénierie de la culture, elle s’engage dès 2019 en tant que saisonnière au service de la valorisation de la culture et du patrimoine de Saint-Jeannet. En 2021, elle en devient responsable de service.

À travers son travail, Margaux œuvre à faire vivre et rayonner le patrimoine local auprès des habitants de Saint-Jeannet et des communes environnantes. Son action insuffle du lien social, de la joie et du dynamisme au cœur du territoire. Animée par une profonde conviction, elle s’attache à créer des moments de partage et de rencontre entre toutes les générations, afin d’encourager chacun à se réapproprier son histoire, en étroite collaboration avec les habitants et les associations locales.


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